oct 10 2008
Cette fois, le mot de la FIN et autres petits détails
“Bah alors, comment c’était ?!!”
Et oui, vous attendiez d’avoir enfin des nouvelles et c’est une déferlante encore inattendue de messages et de photos qui tombent d’un seul coup. Vous l’aurez bien compris pendant un an, avec nous c’est tout ou rien et quand on décide de s’y mettre on ne fait pas semblant, donc tout de suite la suite histoire de boucler la boucle comme on dit. Je tiens tout de même à préciser que ce retard ne vient pas du fait que nous étions coupés du monde, mais plutôt dans notre monde, celui du voyageur qui est pris dans le tourbillon de la découverte mais qui n’en oublie pas pour autant ceux qu’il a laissé derrière lui.
Pas facile de résumer en quelques lignes ce que peuvent être plusieurs mois de vadrouille, si ce n’est tenter de vous transmettre ce que nous ressentons avec maintenant quelques semaines de recul. Même si nous ne sommes pas rentrés ensemble, cela fait partie de l’expérience au long court et nous a permis de mieux nous retrouver. Nous ne pouvons être qu’heureux d’avoir vécu cette tranche “unique” de vie tous les deux et cela restera à jamais graver en nous.
Le retour n’est pas une fin mais plutôt une nouvelle aventure qui se profile pour nous. Nous ne pouvons que vous souhaiter de vivre un jour cette expérience. Partir plusieurs mois n’est pas si difficile que ça quand on y réfléchit bien. Il faut bien sur en avoir l’opportunité (il est vrai que pour nous c’était le bon moment), mais il faut aussi savoir se la donner et arrêter de se poser trop de questions. En plus, cela ne coûte pas plus cher que de rester en France. C’est sur que niveau confort, ça ne peut pas ressembler au 3 semaines de vacances que vous prenez l’été, mais justement le plaisir vient d’ailleurs… Il y a tellement d’autres richesses bien plus simples et à la portée de tous. Même si nous le savions déjà avant de partir, ce voyage ne nous a pas changé ou transformé, mais nous a donné un autre regard sur les choses. Nous savons encore plus qu’avant combien il faut profiter de la vie et de chacun de ses instants, des gens que vous aimez, des rencontres que vous pouvez faire. Nous sommes ce que nous choisissons, alors autant essayer de tirer vers le bonheur le plus souvent qu’il soit…
“C’était quoi le mieux ?”
Nous n’étions pas rentrés que nous savions déjà que nous y aurions le droit et ça n’a pas loupé ! Vous allez être déçu car nous n’allons pas élaboré une sorte de best of des plus et des moins, peut être juste vous filer des tuyaux, car c’est le genre d’expérience qui est propre à chacun et personne n’a non plus les même goûts, les même attentes. Je ne vais pas vous aider en vous disant que nous aimerions retourner dans tous les pays où nous sommes passés. Cela vient surement du fait que nous avons parcouru 14 pays en 12 mois et qu’il a fallu y faire des choix. Pour ce qui est des “coups de cœur”, chaque pays nous a offert quelque chose à sa façon.
Si vous êtes branchés nature et grands espaces, il est vrai que le Chili et l’Argentine possèdent une diversité de paysages incroyables. Notre dévolu serait plus du côté de la Bolivie qui, malgré tout ce qu’on peut entendre ou lire au niveau sécurité, est un des pays d’Amérique du Sud où il y a véritablement encore des trésors à voir : que ce soit sur la Cordillère des Andes, à travers la jungle amazonienne ou le célèbre Salar d’Uyuni dont l’exploitation va bientôt faire des ravages irrémédiables.
Toujours pour ceux qui sont amateurs de trek, le Népal et le Ladakh sont des terrains de jeux plus que formidables. Pouvoir approcher les grands 8000m de l’Himalaya est accessible à qui se donne la peine de marcher et cela nous a permis d’entrevoir (à notre échelle de randonneurs) ce qui envoûte tant les alpinistes de haute montagne : la grandeur et la pureté à l’état brut dans un jardin d’éden (si, si, c’est possible !). Du jamais vu dont vous avez du mal à vous remettre pendant un bout de temps.
Du côté des grands sites à visiter et à ne surtout pas manquer, nous vous recommandons l’incontournable du Pérou qu’est le Machu Picchu, ainsi que les fabuleux sites d’Angkor, véritables petits joyaux dans la jungle cambodgienne.
Sinon, ce n’est plus un secret pour personne, les plages des petites îles de Thaïlande restent à certains endroits de véritables petits paradis pour les apprentis Robinson, amateurs de farniente et de plongée même si le tourisme y fait rage. En plus, la cuisine thaï est une vraie merveille. Côté culinaire, le Japon nous a également bluffé et est une expérience d’une haute finesse pour vos papilles. Nous n’avons pas fait sinon de tentative de dégustation de mets étranges ou exotiques tels que le chien ou les araignées, car cela ne nous faisait pas plus envie que ça !
Pour finir, je dirais qu’on “accroche” aussi sur un pays par les rencontres qu’on y fait et qu’on n’oubliera jamais. De parler qu’en espagnol (même si c’est de la façon la plus nulle au départ) sur le continent sud américain facilite bien des choses. En Asie, cela serait plus une affaire de culture et on arrive parfois à se comprendre sans parler la langue même si c’est frustrant car ça limite les échanges. Tout est dans le regard et le sourire. On ne peut s’empêcher de penser aux balinais ou de se remémorer le Cambodge, un autre pays qui nous a fortement marqué.
“Et si c’était à refaire ?”
Bien sur que nous repartons ! Une fois qu’on a eu la chance de découvrir les merveilles de notre planète, on ne peut qu’avoir envie d’y retourner et d’en voir encore et toujours davantage, cela serait dommage de les manquer même si une vie n’y suffira pas. D’ici le prochain départ, nous allons nous mettre en quête du petit paradis où nous aurons envie de nous poser pour souffler et redémarrer.
On pourra dire également que nous avons eu du bol, car nous n’avons eu aucun pépin de parcours. Malgré quelques “tourista” auxquelles il est parfois impossible d’échapper, la santé a été bonne et nous n’avons pas fait de mauvaises rencontres. Le vol de notre appareil photo au Chili est un fait minime qui aurait pu nous arriver n’importe où. Enfin, pour rassurer ceux qui seraient encore rétissants, nous avons croisé sur tous les continents des centaines d’autres personnes qui faisaient exactement comme nous, même si la tendance est surtout anglo-saxonne. Donc, vous pouvez vous lancer sur les routes vous ne serez jamais seul à part si c’est un choix délibéré.
Voilà, nous sommes contents d’être rentrés, de retrouver petit à petit nos familles et nos amis. Cela fait bizarre de ne plus trop bouger, mais nous vivons à présent autre chose. Nous nous régalons de la cuisine et des vins français, même si nous avons tendance à rajouter du poivre partout, peut être pour continuer à épicer encore un peu nos vies et donner des couleurs à ce qui nous entoure, car c’est le problème du retour : beaucoup de choses auxquelles on était habitué avant sont devenues fades !
Merci à toutes et tous d’avoir partagé ce grand voyage avec nous.